#179 – Lyonniais #006 – Aujourd’hui je voulais faire court, mais là c’est pas ma faute

Hier et avant-hier, j’ai écrit des billets relativement longs (longs pour le lectorat des internets qui décroche au bout de trois paragraphes en moyenne) et plutôt sérieux (faut le dire vite). J’avais donc décidé qu’aujourd’hui la note serait con et courte. Au final, pour le côté court… vous jugerez vous-même. Par contre niveau connerie, je crois qu’on respectera nos engagements.

Hier (répétition), alors que je rentrais de la fac, je me rappelai que nous n’avions plus grand-chose à déjeuner le matin, et qu’il aurait peut-être été bon que je fasse quelques menues courses, en plus de me dire que je me taperais bien un petit goûter vu que je n’avais pas mangé depuis 6h du mat et que les quatre cafés que je m’étais enfilés (voir billet d’hier) commençaient à me ronger doucement l’estomac. Ça tombait mal car un supermarché d’une grande enseigne du genre que je déteste bien comme il faut se situait juste à quelques mètres en face de moi. La mort dans l’âme, et la flemme dans les jambes, je finis par me résoudre à y entrer pour ne pas avoir à faire un détour. Vous pouvez m’insulter.

Je choisis dans les rayons :

  • un pot de confiture de fraises ;
  • un tablette de chocolat noir ;
  • un sachet de petits pains grillés suédois.

Je payai par-carte-s’il-vous-plaît. – Sans contact ? – Oui, merci. Puis j’attendis. Longtemps. Longtemps. Longtemps. Longtemps…

Dites-donc, elle est un peu longue votre machine l… NOM DE DIEU !!

QU’AI-JE FAIT ?? J’AI TUÉ LA FORÊT AMAZONIENNE À MOI TOUT SEUL POUR TROIS BISCOTTES !! Incroyable ! Ça n’en finissait plus de sortir !

D’ordinaire, si vous avez fait peu d’achats, la personne à la caisse vous demande si vous voulez le ticket ou pas. Là elle n’a rien demandé, elle a bien dû voir à mon visage que oui, je le voulais ce ticket, que j’allais même l’encadrer, que j’allais l’honorer toute ma vie à la mémoire des arbres tombés sous les coups meurtrier du couponing abusif, que j’allais ajouter cette aberration à la longue liste des raisons qui feront que je ne refoutrai plus jamais les pieds, ou alors que je n’oublierai pas de me fouetter 19,99 fois, dans ce genre d’hypermerdiers à la con.

Non, sans déconner, même le lendemain, je suis toujours autant époustouflé par la longueur de ce ticket de caisse que j’en suis écœuré. Sur les 1,14 euros que m’ont coûté la plaquette de chocolat (dont j’ose pas imaginer les conditions de récolte des fèves de cacao qui ont servi à sa fabrication, non vraiment, faut pas que j’imagine), les 14 cents sont sans doute partis dans l’encre et le papier.

Est-ce que je commente l’obscène « + J’ACHETE + J’ECONOMISE ! » de la dernière portion de ce ticket en quatre parties et d’une longueur totale de 87cm (j’ai mesuré) ? Non. Je ne le commenterai pas. Je pense que je pourrais en péter d’une rupture des veines du front. Je vous laisse à votre loisir méditer sur cette maxime moderne, moi je vais prendre l’air, ça va me faire du bien.

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