#312 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (5)

Et voici quelques stickers de plus aperçus aux alentours des places Fernand Cocq et Flagey à Ixelles :

Précédents articles de la série :
#311 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (4)
#310 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (3)
#309 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (2)
#308 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (1)

#311 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (4)

Je me dis qu’il faudra intercaler quelques articles sur d’autres sujets entre deux séries de stickers, mais bon. Là j’ai flemme.

Ah, j’ai rajouté 318 stickers pris au mois de mars sur cette page.


Précédents articles de la série :
#310 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (3)
#309 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (2)
#308 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (1)

#310 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (3)

Vous reprendrez-bien une fournée de stickers ? Oh que oui, vous en reprendrez. Alors voilà. On n’est pas arrivés au bout, ce matin j’en ai photographié encore 150, et j’ai pas encore attaqué la chaussée d’Ixelles (enfin presque pas).

Comme d’hab si vous n’aimez pas l’aspect feuilletonnant de ces articles, vous pouvez vous rendre sur cette page pour voir tous les stickers que j’ai pu prendre jusqu’à aujourd’hui.

Et maintenant place aux artistes-publicitaires-supporters-militants :

Vous l’avez vu passer, le « je te rembourse lundi » est sans doute le plus célèbre des stickers récurrents de Bruxelles et l’un de ceux qui m’a le plus fait rire quand je le vu la première fois. Il a également été aperçu dans d’autres villes un peu partout dans le monde et son origine reste un mystère. Je vous laisse mener l’enquête, moi j’ai la flemme.

C’est tout pour aujourd’hui, la suite bientôt.


Précédents articles de la série :
#309 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (2)
#308 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (1)

#309 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (2)

On continue ! Nouvelle fournée de stickers aperçus dans les rues d’Ixelles. Vous pouvez trouver la précédente ici, et si la patience n’est pas votre truc, la totalité des stickers photographiés jusqu’à aujourd’hui se trouvent ici.

La suite bientôt.

#308 – Ça colle dans les rues d’Ixelles (1)

Faut dire qu’on pose nos sacs poubelles directement devant nos portes, ça ne devrait pas nous étonner. Mais ce n’est pas de ça que je vais vous parler aujourd’hui. D’ailleurs je ne vais pas vous parler beaucoup. Je vais vous montrer de jolies photos.

Oui, je me permets de ne pas revenir sur mes six mois de silence, ni sur ce qui s’y est passé. J’ai décidé de ne pas vous plomber le moral. On en causera quand j’aurai bien digéré.

Aujourd’hui, donc, début d’une série d’articles-galeries de stickers qu’on trouve dans les rues d’Ixelles. Pour les Français qui se demandent, Ixelles est une commune de Bruxelles, un peu comme les grandes villes ont leurs arrondissements, et j’invite les francophones non-Belges de l’Algérie, de l’Andorre, de l’Angola, du Bénin, du Brésil, du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, du Canada, des Comores, de la république du Congo, de la république démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, de la Dominique, du Gabon, de la Guinée, de la Guinée équatoriale, d’Haïti, du Liban, de la Louisiane et du Maine, du Luxembourg, de Madagascar, du Mali, du Maroc, de Maurice, de la Mauritanie, de Monaco, du Niger, de la Province de Gérone, de la République centrafricaine, du Rwanda, de la Sarre, du Sénégal, des Seychelles, de la Suisse, du Tchad, du Togo, de la Tunisie, de la Vallée d’Aoste, de Vanuatu, et du Vatican à nous raconter à quoi ça correspond par chez vous. Je vais pas faire tout le boulot non plus.

Quelques mots de présentation très rapidement et ensuite je la boucle et place aux images.

À Ixelles, on en trouve, des autocollants, une quantité folle. Sur les poteaux, les panneaux, les transformateurs, les boîtes aux lettres, les portes, les vitrines… Ils peuvent être purement esthétiques, ou bien publicitaires, militants, sportifs, ou encore un peu tout ça à la fois. Je dois d’ailleurs vous dire que je n’effectue aucun tri. Je les prends tous en photo, tous. Dès que j’en trouve un que je n’ai pas, clic ! Et je vous les montre tous. C’est un état des lieux, je n’en ferai aucun commentaire, c’est pas moi qui les colle, et je ne connais pas les personnes qui les ont collés. Je ne les classe même pas, je vous les livre dans l’ordre où je les ai photographiés (sauf quand je retrouve un même sticker mais de meilleure qualité plus tard, il pourra m’arriver de remplacer l’image d’origine, pour une sombre histoire de pas avoir à se retaper la numérotation tout en évitant les doublons, mais ce sera des cas rares et vous vous en foutez en plus).

Comme en trois heures de balade j’en ai accumulé plus de quatre-cent, je vais être sympa et n’en publier que vingt à quarante par article, à un rythme plus ou moins régulier. Mais, j’uploade dès à présent tout ce que j’ai sur cette page que je mettrai à jour au fil de mes balades. Attention, plus de 400 photos sur une page, ça peut mettre du temps à s’afficher. Au milieu, certaines affichettes également, qui ne sont pas à proprement parler des stickers, mais hein bon, soyez tolérants.

Dernier détail, les photos sont prises avec mon téléphone portable dont l’objectif est couvert des miettes et poussières qui vivent au fond de ma poche, et dont la coque de protection tordue recouvre également un partie de l’objectif. Comme vous le savez, j’aime faire les choses bien. On est perfectionniste ou on ne l’est pas.

Alors allons-y.

Le sticker art à Ixelles – Partie 1 :

Et voilà. La suite dans quelques jours (ou tout tout de suite ici).

Et mention spéciale à mes potes Feldo et Gwlad, qui m’ont redonné l’envie d’arpenter les rues pour archiver l’art temporaire qui s’y expose avec leur site sur le street art à Montpellier !

#307 – On n’en finit plus de se renier

Vous étiez au courant, je cherchais un emploi au pays d’Angèle et Roméo Elvis. Champagne ! J’en ai trouvé un.

Je ne vais pas m’attarder sur les détails, question d’anonymat, mais quand même. J’y serai vendeur. Oui, moi qui n’ai jamais accepté de vendre la moindre chose à part mes services en tant que professeur. Et encore, pas souvent. Vendeur !

Comment retourne-t-on sa veste aussi vite ? Par amouuur, vous dirais-je, dégoulinant de niaiserie. Et c’est vrai. Mon amie sera étudiante, et moi, je ramènerai l’argent à la maison. Ben voilà. On y est en plein dans la vie d’homme, de vrai, de certifiée conforme, que je fuyais comme on fuit un chien furieux qui en veut au gras de votre cul sur un petit chemin de campagne.

Que moi, qui n’ai jamais aimé bosser, je trouve un travail, en à peine plus d’un mois, dans une telle période de chômage massif et d’incertitude, ça laisse rêveur. Ou chauchemardeur, au choix.

Mon futur travail ne sera pour autant pas des plus désagréable semble-t-il, je devrais y être à peu près compètent même, et il devrait également me laisser le loisir de me remettre à vous écrire plus souvent et à vous proposer quelques chosouilleries dont j’ai le secret. Je vais même vous avouer, j’ai hâte.

Eh oui. Après deux longues années sans plus de contacts sociaux que ça, sans avoir l’occasion de développer des amitiés pour cause qu’on va partir bientôt, sans pognon même si j’avais l’habitude, sans activité parce que ben pareil. Bref, sans aucun autre réconfort que de partager mon quotidien avec la femme que j’aime, j’ai hâte de bosser, de rencontrer des gens. C’est très con, je sais, mais j’ai comme une envie de quotidien bébête. Au moins quelques années. On verra quand je me lasse.

Ne reste donc plus qu’à trouver un logement dans un délai d’un mois, et à nous la nouvelle vie. Gageons que je ne chope pas cette saloperie de virus d’ici-là avec tous ces aller-retours que je me tape en bus, traversant trois, quatre pays à chaque fois.

Une fois que nous serons installés et que j’aurais de ce fait mis fin à des mois d’une angoisse assez intenable, j’espère avoir mieux à vous proposer que les habituelles jérémiades : un peu de neuf, un peu de cool, un peu de beau, un peu de sons, d’images et de jolis mots.

J’espère.

#306 – Tonnerre Impeccable

Vous raconter mes recherches d’emploi au jour le jour, c’est moins marrant que ce que je pensais, c’est pour ça que je ne l’ai pas fait.

Je suis pris d’une sale angoisse du moment où j’ouvre les yeux à celui ou je les ferme, entre quoi je rédige des lettres de motivations, des CV, j’envoie ça partout, je passe de heures sur tous les sites d’annonces, je re-rédige des lettres de motivations, je refais mes CV… c’est un cycle infernal.

Une fois n’est pas coutume, c’est mon ami Feldo qui me donne donc l’occasion de vous causer d’un truc intéressant aujourd’hui.

Aimez-vous les jeux de rôle et plus particulièrement Warhammer ? Vous arrive-t-il d’endosser le rôle de MJ lors de vos parties entre potes ?

Si c’est le cas, foncez écouter le podcast de Feldo, Tonnerre Impeccable !

Assis à son bureau ou en ballade sur des chemins de campagne plus où moins sûrs, il fait fuser les idées comme elles lui viennent, et elles lui viennent ! à propos de PNJ, intrigues, objets, faune et flore que vous pourriez intégrer à votre scénario. Y a qu’a lire quelques titres d’épisodes pour voir qu’il brasse large niveau thématiques : « Le barbier et sa cire », « Les chiens et leurs maîtres », « L’herbier de Warhammer », « Le bon et le mauvais druide », « Tank à vapeur », « Les dix plaies d’Egypte », « Contes, crapauds et potions », « Le vagabond maudit ».

Au moment où je rédige cette note, treize épisodes sont déjà disponibles à l’écoute.

Voici d’ailleurs un petit montage audio à ma sauce à base de morceaux choisis du podcast, réalisé comme premier test du logiciel Reaper (dès que je trouve un appart et un taf, je me remets à la zik).

On va pas se mentir, ce n’est absolument pas représentatif du podcast, mais ça me faisait marrer.

Pour me faire pardonner d’avoir monter musicalement les gloussements et autres bégaiements infortunés de ce cher Feldo, je vous partage également l’adresse de son site consacré aux jeux de manière générale :

www.feldo.fr

Sachez par ailleurs qu’en passant par la partie archivouilleur du site, vous pouvez trouver la page liens sur laquelle je liste divers sites de gens que j’aime bien. Pas été mise à jour depuis longtemps, la page, mais je m’y collerai bientôt.

#305 – Ma mère a longtemps cru que les câpres venaient de la mer…

…serait un parfait titre de roman français. On aurait même pu faire mieux en mettant le longtemps au début : Longtemps, ma mère a cru que les câpres venaient de la mer. Voilà. N’y touchons plus. Un best-seller. Garanti.

Pourtant, ici nulle littérature, tout est vrai dans cette phrase. Et de toute manière je ne pense pas tenir cinq-cents pages sur le sujet. C’est une simple pensée qui m’est venue en achetant ce bocal de câpres aujourd’hui au supermarché, puis plusieurs fois dans la journée, ce souvenir en faisant ressurgir d’autres comme le font les souvenirs. Des odeurs, des couleurs, des bribes de conversations faisant surface comme mille bulles remontant du fond de cette flûte de champagne qu’est la nostalgie, et on va arrêter là les métaphores c’est insupportable.

Conseil aux écrivains en mal d’idées qui passeraient ici, évitez-vous la honte des phrases cent fois lues et relues, ne dites plus madeleine de Proust, mais bocal de câpres d’Écrivouilleur. Vous en étonnerez plus d’un·e.

Alors oui, la grande question est la suivante : comment en vient-on à penser que les câpres viennent de la mer ? Eh bien, c’est un mystère. Peut-être est-ce un phénomène proche du désormais célèbre effet Mandela, je…

Hein ? Ce n’est pas ça la grande question ? Comment avancent mes recherches d’emploi et d’appartement ?

Mêlez-vous de vos fesses.

#304 – Prague-Avignon sur le balcon

Le koláč a dû faire son effet parce qu’aujourd’hui ça va mieux.

Depuis ce matin je fouille tous les sites d’annonces belges pour trouver les offres d’emploi auxquelles je peux répondre. Y en a pas beaucoup, des offres auxquelles je peux répondre. Je cherche donc aussi tous les endroits cools où envoyer des candidatures spontanées.

Et je refais tous mes C.V.

À un moment, je suis allé fumer une cigarette sur le balcon pour faire une pose —je vous avais dit que j’avais repris ?— et un type, au loin, je sais pas où au juste, jouait au piano et chantait Sur le pont d’Avignon. Avec plein de variations au milieu avant de revenir à chaque fois à l’air d’origine. Je n’arrivais pas à entendre s’il chantait en français ou pas, mais parfois on aurait dit que oui.

Je suis retourné faire mes C.V.

Je suis ressorti sur le balcon une heure plus tard, un orchestre et plusieurs personnes en chœur chantaient et jouaient Sur le pont d’Avignon. Mais qu’est-ce qu’ils ont avec cette chanson sans déconner ? Je sais pas s’ils faisaient les balances pour un concert uniquement de reprises de Sur le pont d’Avignon ou quoi ou qu’est-ce, mais c’était fort étrange. Ça se transformait parfois en chants presque grégoriens, parfois chants quasi bulgares, parfois en fanfare de bal du 14 juillet. J’ai cru deviner que les paroles n’étaient pas en français ce coup-ci, mais rien de sûr. Je vous ai dit, c’était au loin.

Je suis retourné faire mes C.V.

Sur les coups de 14h mon amie a préparé un petit gratin de courgettes que nous avons mangé tranquillement, puis je me suis enfilé un quart de pastèque. Après le koláč d’hier, fallait bien équilibrer un peu.

Maintenant je dois retourner faire mes C.V.

Je crois que je vais plutôt sortir acheter des cigarettes et retourner sur le balcon écouter Sur le pont d’Avignon encore un peu.

#303 – J’ai pas le koláč…

Aujourd’hui, il pleut. C’est défaite et pâtes au pesto.

Oh, je sais, certains et -taines d’entre vous me diront que les pâtes au pesto, c’est un petit jour de fête en soi. Pas pour moi.

Attention hein, je ne vous parle pas du bon pesto fait maison, avec du basilic frais, de l’ail en veux-tu tiens y en a, de la bonne huile d’olive qui sent le sud, des bons pignons voire des noix de cajou qu’on peut plus s’arrêter dès qu’on commence à taper dedans… Non, je vous cause des tristes pâtes cons et du vilain pot de pesto insipide du supermarché, du genre qu’on bouffe quand c’est vraiment la débandade et qu’on n’a pas le moral à passer plus de dix minutes à cuisiner.

Aujourd’hui est un tel jour. J’ai pas regardé les annonces d’emplois ni les annonces d’appartements à la location à Bruxelles.

Pourquoi ?

Parce qu’on s’est levés tard mon amie et moi, d’une, parce qu’il pleut, de deux mais ça je l’ai déjà dit, suivez, et, de trois, parce qu’hier j’ai passé une bonne partie de la journée à me renseigner sur les modalités pour obtenir un droit de séjour de plus de trois mois sur le sol belge, sur toute la paperasse à remplir dès qu’on en devient résident ou qu’on y travaille, ainsi que sur les conditions d’entrée dans un appartement.

Comment obtenir un travail sans logement à proximité ? Comment obtenir un logement sans travail ? C’est le chien qui se mord la queue, quand il arrive à l’attraper.

Ça m’a complètement abattu.

J’en parlerai sans doute plus en détail une fois que je serai sûr d’avoir tout compris, mais aujourd’hui, donc, je mets toute mon énergie à ne pas y penser. Heureusement que mon amie est là pour me dire que ce n’est pas grave et que j’ai encore du temps pour le faire, ça limite mon sentiment de culpabilité.

Pour faire passer le goût du pesto, je vais manger une part de koláč, tiens.

J’aurais voulu vous le photographier en entier, mais comme vous pouvez le constater les sept huitièmes invisibles à l’image ont déjà participé à l’effort général visant à me réconforter. Pour les qui se demandent, le truc noir c’est de la purée de graines de pavot.