#198 – Lyonniais #024 – Rentrer au port (bis)

Aujourd’hui, je n’ai pas le temps. Pourquoi ? Parce que c’est le retour de l’être aimé. Hein ? Oui, c’est comme ça, c’est la période des retours. Hier, moi, aujourd’hui, elle. Faites donc au moins semblant d’être jouasses, s’il vous plaît. Aujourd’hui, redonc, c’est le retour de l’être aimé, et je n’ai même pas eu besoin de faire appel à un marabout. Certains ou -taines diront que c’est tricher, car le retour était prévu depuis le départ (c’est pas beau la jalousie, vous y avez laissé combien au marabout ?). À ceux-ci et celles-là je rétorquerai que non, pas forcément. J’ai déjà connu un être aimé qui malgré le fait que tout était planifié, ne fut de retour que pour me dire qu’il s’en allait. Remarquez, je ne lui en veux pas, si j’avais était elle j’aurais fait exactement la même chose. Le seul problème est que j’étais moi, et que j’étais un sale con de jeune perdu. Aujourd’hui je suis moins sale, encore un peu con, vieux, et toujours perdu. Pourquoi parler de tout ça ? Hein ? Évoquer un ex-être aimé le jour du retour de l’être aimé, on a quand même vu plus romantique. Eh bien parce que le romantisme, je me torche avec et que je débite ce qui me vient au moment où ça me vient, parce que, je vous l’ai déjà dit, je n’ai pas le temps. C’est que mon amie sera là dans à peu près une demi-heure et je n’ai pas envie de passer le soir de nos retrouvailles à me taper une note de blog. Je viens de me souvenir que le premier jour que nous avons passé ensemble avec mon amie, il y a presque huit mois, on avait décidé que je resterai chez elle pour la nuit. J’avais donc fait un aller-retour pour chez moi pour choper mon ordinateur et ainsi pouvoir rédiger ma note de blog avant de passer notre première nuit en amoureux pour me tenir à tout prix au billet quotidien. Ah, comme les choses changent vite. Aujourd’hui je ne cherche que la bonne excuse pour arrêter ce blog que je n’aurais pas dû relancer. Mais si j’arrête je me trouverai nul, plus nul que ce que je me trouve de continuer sans en avoir envie, alors bon. Bref, et pourquoi je ne m’y suis pas pris plutôt, hein ? Eh ben pardi, parce que je faisais le ménage. Comme toute personne normalement constituée qu’on laisse à elle-même pendant trois semaines. Vaisselle en retard, machines en retard, coup d’aspirateur, courses pour qu’on ait autre chose à manger que des clémentines espagnoles sans pépins et avec pesticides ce soir… Mais ! Vous me faites vraiment parler de n’importe quoi, en plus je vous dis que je n’ai pas le temps. Allez, allez, ouste, fichez-moi le camp, je reviendrai demain vous raconter que je n’ai rien à raconter.

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