#136 – Montpelliérien #136 – Anti-crastination

Je suis contre, contre, et re-contre la crastination. Les pro-crastineurs et neuses sont de sales bêtes. Je le sais, j’en suis un moi même. Ça ne m’empêche pas de me détester pour ça. Voyez, après une journée d’enfer, je ne peux même pas rejoindre mon amie dans la fraîcheur de son lit (il fait très lourd et chaud, s’il avait fait froid j’aurais dit la chaleur de son lit, je veux dire dans le lieu agréable qu’est son lit, cherchez pas le petit détail qui fait chier), alors que nous ne nous reverrons pas avant dimanche soir. Il est 23h et je n’ai pas fini ma conférence sur Beethoven. Quand je dis pas fini : j’ai toutes mes notes, je sais ce que je veux dire, j’ai choisi les morceaux pour illustrer mes propos, mais je ne les ai pas encore téléchargés, édités pour qu’ils tiennent en une heure de conf, ni intégrés dans la présentation powerpoint. Je n’ai pas non plus les images. Quand est-ce que je donne cette conférence ? Demain à 15h, autant vous dire que je ne vais encore pas beaucoup dormir. Ce dernier mois je dois dormir en moyenne quatre heures par nuit tant je croule sous les activités. Les miennes, plus celles de mon amie en pleine tempête de fin d’année universitaire et de sélection hardcore pour la suite de ses études. On passera bientôt du tout au tout car à partir du 1 juillet, à part un déménagement vers une ville encore inconnue au cours du mois d’août je n’ai absolument rien de prévu. J’en rêve chaque nuit, de faire des nuits de huit heures.

Enfin bon, tout ça pour vous dire que c’est encore pas aujourd’hui que je vais vous raconter quelque chose d’intéressant. J’en suis fort désolé. Vous n’avez qu’à m’imaginer en train de pleurer de stress en écoutant la sonate au clair de lune devant mon ordinateur jusqu’à trois heures du matin.

Bises.

Photo par Gwlad (espace Pitot)

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