#353 – Atterrissage en cours

Comme je vous le disais hier, avec l’été qui fout le camp, mon blog a étendu ses ailes et migré sur un nouveau serveur. C’est mon hébergeur qui en a décidé ainsi. Pour vous ça ne change rien. J’ai même l’impression que le blog charge beaucoup plus vite maintenant. Ce n’est peut-être qu’une impression. Vous me direz.

Quoi d’autre ? Rien. Il fait fort moche. Je passe mes journées, quand je ne suis pas au travail, à coder dans le vent. Rien ne marche. Je tourne en rond. Je crois que je vais laisser ça de côté un moment. Savoir s’avouer vaincu, tout ça tout ça.

Il faudrait que je trouve quoi faire mardi et mercredi. Je vous parlais des deux jours de congés consécutifs que je n’avais pas eu depuis des mois, et bien ça y est. Mardi et mercredi. Je n’ose pas vraiment y croire. On va encore m’appeler pour remplacer quelqu’un l’un des deux jours, c’est sûr. Enfin bon, si jamais j’étais vraiment libre ces deux jours-là, j’aimerais faire autre chose que de rester chez moi à coder dans le noir. Commence à me lasser.

#352 – Laissez-moi chômer

Aujourd’hui, c’est un de mes jours de repos. Je ne suis donc allé travailler que de 12h à 14h30. Vous me direz, c’est quand même pas mal pour un jour de repos. Oui. Le travail en supermarché, c’est comme ça. Et quand vous habitez à une minute à pieds de votre lieu de travail, c’est encore plus comme ça. Depuis quand n’ai-je pas eu deux jours consécutifs de repos ? Je crois que c’était il y a trois ou quatre mois. Dans un mois cela fera un an que je n’ai pas eu de vacances. Et sur cette année je peux compter sur mes dix doigts le nombre de fois où j’ai eu deux jours de repos consécutifs.

Vous sentez que j’essaie de vous faire comprendre quelque chose hein ? Allez, ne passons pas par quatre chemins. Je suis fatigué. Je ne veux pas rédiger cette note de blog. Je veux fumer dans mon fauteuil en regardant des images qui bougent toutes seules. Voilà.

Ah oui ! Demain mon hébergeur migre je ne sais quoi je ne sais où. Il est donc possible que je sois incapable d’accéder au site et que vous n’y arriviez pas non plus. Si c’est le cas, ça me fera deux jours consécutifs sans avoir à me creuser la tête pour vous sortir des banalités au final. Ce sera toujours ça de pris.

#350 – Le temps et l’argent

C’est un plaisir d’apprendre à programmer dans p5.js. On peut très rapidement faire des choses visuellement intéressantes. Du moins tant qu’on suit un tutoriel. Dès qu’on sort des exemples donnés par contre, on est perdu. En tout cas je le suis. Connais pas JavaScript, tâtonne comme une taupe sortie de sa galerie un jour de grand soleil.

Ça ne m’empêchera pas de continuer, les possibles usages sont trop excitants maintenant que j’en ai eu un aperçu, mais je sais que ça me prendra un temps fou de m’améliorer. Cela dit, c’est la même histoire dans chaque domaine technique ou artistique quand on part de zéro.

Aujourd’hui donc, après être sorti faire un tour en ville pour profiter du beau temps, car je ne suis pas véritablement une taupe j’espère que vous aviez compris qu’il s’agissait là d’une simple comparaison, je me suis dit tiens, je ne travaille pas avant 17h, je vais essayer de programmer quelque chose et de partager le résultat sur le blog avant de partir. Voyez comme je suis naïf.

J’ai passé les cinq heures suivantes à échouer lamentablement dans ma quête de génération d’un réseau de veines pseudo-réaliste, alors qu’il s’agissait simplement de modifier à peine un code déjà présent sur le net. Il me reste désormais moins de dix minutes pour rédiger ma note de blog et je n’ai rien à vous présenter.

Reprenez un sticker.

Vu a Ixelles. Typo intéressante, message d’intérêt général, c’est ce que j’appelle de l’art.

Malheureusement, ma condition financière actuelle m’oblige à choisir à chaque repas. C’est frites OU salade. Ceux qui peuvent se payer les deux n’imaginent sans doute pas le luxe dans lequel ils mènent leur existence. Sur ce, laissez-moi aller me faire exploiter par le grand capital, sans ça ce soir je devrais me contenter d’une simple vinaigrette.

À demain.

#349 – Rien de rien

Les jours où je ne sais pas quoi raconter ici ne sont pas des bons jours. Hier, par exemple, n’en était pas un, je n’ai rien posté. Aujourd’hui non plus, mais je me force.

Si je n’ai rien à raconter, c’est que je n’ai pas vécu grand chose, ou rien appris de nouveau, ou rien fabriqué, ou envie de rien, ou que je suis très fatigué. Bon. Mais alors, pourquoi ne pas écrire une note de blog non pas quotidiennement, mais seulement quand j’ai quelque chose à raconter ? C’est bien normal, en tant que lectrice ou lecteur, de se poser la question ainsi. Je préfère également la qualité à la quantité. Mais pas en tant que moi qui tient un blog.

J’essaie de me discipliner. J’ai très facilement tendance à ne rien faire, ou à laisser tomber ce que je m’étais dit que je ferais. Je ne vois pas bien à quoi cette tendance personnelle pourrait bien me mener si je ne faisais rien pour la contrer, mais je suis convaincu qu’en tout cas elle ne m’aiderait pas à mener une vie plus agréable sur le long terme. C’est pourquoi je me force chaque jour à écrire quelque chose. Pour contrer ma nature. Évidemment, ce n’est pas la seule chose que je fais dans ce but, mais ça fait partie du package.

Pardon ? Vous plaisantez j’espère. Si vous êtes chaque jour heureuse ou -reux sans avoir le moindre effort à fournir pour l’être, c’est vous qui êtes bizarre.

Mais il y a également le fait que je ne suis jamais très fier de ce que je fais. Ou alors pas longtemps. Il peut m’arriver d’être satisfait une journée ou deux d’une mélodie, d’un texte ou d’un dessin aboutis, mais ça ne dure pas. Dès les 48h passées, j’ai souvent la sensation que cela n’est rien, que je n’aurais jamais dû le partager, et une grande honte m’assaille alors. La honte c’est pire que tout. La honte me donne envie de ne plus exister. Malheureusement, je crois devoir admettre que c’est souvent la peur et la honte qui motivent mes actions quand je ne me surveille pas.

Imaginez donc si, n’écrivant un article que lorsque j’estime que j’ai quelque chose de digne d’intérêt à dire ou à montrer, je devais assumer la qualité de ce que je fais. Impossible. En postant quotidiennement, j’espère que quelques personnes trouveront au milieu de tout ça une ou deux choses à leur goût, mais je me protège puisque j’ai toujours la possibilité de dire tu sais, quand on doit poster tous les jours, c’est normal que la plupart du temps ce soit mauvais.

Si, et je dis bien si, je ne devais poster que quand j’estime avoir quelque chose de digne d’intérêt à montrer ou dire, je ne posterais donc jamais. Ou alors, j’effacerais mes notes au bout de 48h.

Si vous êtes fins raisonneurs, vous pourriez opposer à ma démarche le fait qu’il serait sans doute plus important de travailler à assumer de ne poster que des choses que j’estime d’intérêt sur le moment, et à ne pas laisser peur et honte me dominer ainsi. Mouais. Peut-être un jour. Ça ne résoudrait de toute façon pas l’aspect se tenir à une discipline de la chose. Alors pour l’instant, vous allez encore vous farcir du quotidien à qualité variable. Ne croyez pas que je n’ai pas également honte de ça aussi.

Hein ? Oui, toutes ces images sont réalisées sur Affinity Designer à partir d’étoiles générées en SVG dans le Regular Star Polygon Generator. C’est bien, vous suivez mine de rien.

#348 – Regular Star Polygon Generator

R.S.P.G. pour les intimes.

Hier vous avez eu droit à l’un des pires articles depuis la création du blog, mais aujourd’hui, j’ai pas chômé.

J’ai réussi à le coder entièrement, ce générateur à polygones réguliers étoilés. Ça m’aura pris du temps, mais il est là. Comme dit précédemment, je l’ai fait sur p5.js Avec, on peut obtenir des étoiles comme ceci :

J’ai même ajouté quelques options. Tout à base de boutons, pas à mettre un seul chiffre dans une seul ligne de code. C’est prémâché.

Le générateur permet d’exporter en .png, mais surtout en .svg !
Car, bien sûr, l’intérêt principal de ce générateur est d’obtenir rapidement l’image vectorielle d’une étoile parfaitement régulière afin de pouvoir facilement la modifier pour s’en servir dans différents projets graphiques.

=> R.S.P.G. <=

#347 – Des faits

  • Paragehyra est un genre de gecko de la famille des Gekkonidae.
  • La 49e édition du Circuit de Wallonie a eu lieu le 21 juin 2015.
  • Les piscines de Salomon ou vasques de Salomon, ou étangs de Salomon sont situées au Sud-Ouest de Bethléem, près du camp de réfugiés de Dehaishe.
  • Le xian de Maqu ou Machu Dzong est un district administratif de la province du Gansu en Chine.
  • Adaure est l’une des neuf paroisses civiles de la municipalité de Falcón dans l’État de Falcón au Venezuela.
  • L’autoroute A5 est une autoroute de Croatie longue de 55,5 kilomètres.
  • Le titre de Meilleure défenseure de la saison WNBA (dénomination officielle : Women’s National Basketball Association’s Defensive Player of the Year Award) est une récompense décernée par la ligue féminine de basket-ball de la Women’s National Basketball Association (WNBA).
  • María Gabriela Martínez Gascón, née le 3 janvier 1983 à Ciudad Bolivia, est une escrimeuse vénézuélienne dont l’arme de compétition est l’épée.
  • Le musée rhénan de Trèves est l’un des principaux musée archéologiques d’Allemagne.
  • Jonas Nay, né le 20 septembre 1990 à Lübeck en Allemagne, est un acteur et musicien qui après plusieurs participations à des séries télévisées allemandes est l’acteur principal dans la série allemande Deutschland 83 et sa suite.

Dix faits. Dix choses que vous ignoriez, dix choses dont je n’ai absolument rien à faire. L’espèce humaine est bien décevante.

#346 – J’étais persuadé de lui faire plaisir

Pourquoi n’en a t-il pas voulu ? Je les avais pourtant bien préparées, bien comptées. Vingt pièces de 5 cents. Pas une de plus pas une de moins. Un euro pile. J’étais tellement heureux pour lui, car je sais ce que c’est que d’être derrière la caisse d’un commerce. Ces petits compartiments pour pièces, vides, qui vous regardent d’un air moqueur. Cette angoisse de ne pas savoir rendre la monnaie juste…

Autrefois, si l’on manquait de pièces de 5 cents, ce n’était pas grave, on faisait avec des pièces de 1 cent ou de 2 cents, mais ces dernières ne sont plus utilisées. D’ailleurs, en conséquence, les caisses arrondissent maintenant tous les prix aux cinq cents supérieurs ou inférieurs. Conclusion : sans pièces de 5 cents, on est marron.

Alors voilà, j’avais tout préparé. Heureux de me débarrasser de mes vingt pièces, j’en avais même prévue une vingt-et-unième, au cas où le total de mes achats comportait un zéro virgule cinq à la fin. Heureux pour lui également, j’étais, puisque j’allais le tirer d’un bien mauvais pas.

Sticker vu à Ixelles

Mais voilà, quand je lui ai demandé : « tu veux un euro en pièces de 5 cents ? », mon épicier du coin de la rue m’a répondu : « euh… » dans une grimace que je n’oublierai jamais. J’étais abasourdi. Je ne savais plus quoi dire, que faire. Trahi.

J’aurais pu me venger directement. Jouer sur le psychologique, par exemple, pour lui infliger une blessure qui ne laisse pas de trace. Lui demander alors, ta mère, ton petit frère, tes amis, comment vont-ils à Kaboul ? Est-ce qu’ils s’amusent bien en ce moment ? Ou remuer encore ça t’a fait quoi de partir en vacances pour la première fois depuis quinze ans en Afghanistan revoir tes proches, et de savoir qu’une semaine après ton retour en Belgique, les talibans entraient dans la ville ? Tu n’as pas eu le sentiment de les abandonner une seconde fois ?

Et toc. Là, il aurait moins fait le fier, l’épicier ! Alors, on n’accepte pas mes pièces rouges ? On me met dans l’embarras alors que je viens donner le coup de main ? Vlan ! Maintenant tu sais à qui tu te frottes mon salaud. La prochaine fois, tu prendras même les francs qu’il reste au fond de ma trousse, hein ?

J’aurais pu, me venger, mais je n’en ai rien fait. Je me suis contenté de lui répondre, sur un air tout à fait cordial : « oh, c’est pas grave si t’en as pas besoin, je les échangerai au travail. Je vais te prendre un pack d’eau aussi s’il te plaît. » Ce qui sembla le rassurer un peu. Au moment où j’allais sortir, il m’a tout de même dit, un peu gêné : « si tu veux, je peux échanger quand même un euro », et il a ouvert sa caisse.

Le petit compartiment à pièces de 5 cents était plein, vraiment plein, une de plus et ça débordait, plus possible alors de refermer la caisse. De toute façon c’était trop tard. Je lui ai répondu avec un sourire même pas forcé : « non vraiment ne t’en fais pas, c’est bon. Passe une bonne journée, à bientôt ! » en le regardant dans les yeux pour bien qu’il sache que tout ça était déjà presque oublié.

C’est à ce moment que je me suis rendu compte qu’il avait l’air un peu triste. Un peu ailleurs. Honnêtement, je me demande bien pourquoi. Quand on a des pièces de 5 cents à ne plus savoir qu’en faire, on n’a vraiment aucune raison de ne pas avoir le sourire.

#345 – Pas d’accalmie en vue

Aujourd’hui n’est pas beaucoup meilleur qu’hier. C’était la première fois que je la voyais depuis un mois. Elle est venue commencer à récupérer ses affaires. Je ne sais pas quoi vous dire de plus. Quand on se sépare de quelqu’un qu’on aime encore et qui vous aime encore, qu’on l’aide à fermer ses valises, à descendre ses affaires jusque dans la rue… il n’y a pas grand chose à raconter.

Je pense que les voisins ne m’ont pas vu commencer à pleurer. Je suis remonté juste à ce moment-là, je l’ai laissée attendre le taxi seule. L’impression de l’abandonner un peu, de partir trop vite, mais je ne tenais plus. Et puis c’est plus correct envers le chauffeur. Vous l’imaginez arriver par un jour ensoleillé, pour une fois, et se retrouver entre deux grandes personnes, elle en taille et moi en âge, qui pleurent ? Allons. Ça lui aurait gâché sa journée à ce pauvre homme.

D’ailleurs, de la même façon, je vais essayer de pas vous gâcher la votre. Je vais vous laisser là. Moi je vais retourner à mes occupations insignifiantes, ça m’occupera la tête, j’espère.

#344 – C’est pas un été

Je me réveille. Il fait fatiguant. J’ai pas regardé la météo, mais je sais ce qu’aurait dit le présentateur : attention, aujourd’hui, de fortes fatigues sont prévues sur toute la province de Liège, le Brabant wallon et le sud de Bruxelles.

Ce qui tombe bien, c’est que je ne bosse que quatre heures aujourd’hui. Ce qui tombe moins bien, c’est qu’elle devrait commencer à passer récupérer ses affaires aujourd’hui.

Je ne sais pas à quelle heure elle viendra. Je me concentre sur des détails pour ne pas trop penser à l’ensemble. À toutes ses affaires qui disparaîtront les unes après les autres. Au jour où elle aura tout déménagé et qu’elle ne remettra définitivement plus les pieds chez nous. Enfin, chez moi.

Un grand soleil plein de vigueur n’aurait pas été de trop pour aider à faire passer ça. Mais non. Je regarde le ciel et, y a pas à dire, il fait fatiguant.