#379 – AIFRKL

J’ai enfin rattrapé mon manque de sommeil. Oui, je sais, le sommeil en retard ne se rattrape pas, disent les plus grands médecins de plateaux télés. Eh ben en attendant je me sens mieux après avoir dormi 20h en deux nuits plutôt que 10h cumulées sur les trois précédentes. Même pas eu la force de vous raconter le concert du groupe que j’ai vu au Strof samedi dernier. C’est tout juste si j’ai réussi à m’y rendre, au concert. Enfin, je prendrai le temps de faire ça dans les jours qui viennent.

Voyez, vous êtes un glandeur qui passez tout votre temps chez vous sans voir personne à vous enquiller des pétards dès que vous n’êtes pas au travail, et à la seconde où vous décidez de remettre un doigt dans la vraie vie, vous n’avez plus une minute pour vous poser.

Expo de rue du Fandax Collective

La vraie vie. Je sais que ça cause encore des débats, mais oui, pour moi tout personnellement, IRL, In Real Life, a bel et bien du sens par opposition à devant un écran. Ou même par opposition à la tête constamment dans les bouquins. J’ai d’ailleurs vu très récemment le documentaire de 2013 sur The Pirate Bay, TPB AFK, dans lequel on peut entendre l’un des protagonistes expliquer que, pour parler d’une rencontre en chair et en os, lui et ceux de la même mouvance utilisent AFK, Away From Keyboard. Puisqu’à leur sens, ce qui se passe dans l’ordinateur fait également partie de la vraie vie. Et qui pourrait argumenter que tout ce qui se passe dans le monde ne fait pas partie du monde, hein ?

Mais si les utilisateurs d’ordinateurs et d’internet en sont arrivés, sans une grande Académie Française directrice du langage en ligne, à utiliser le terme IRL pour parler des rencontres en personne, c’est que le sentiment de n’être pas dans la vraie vie sur internet était partagée. Tu te bats contre quoi, Capitaine Michou le pirate ? Le fait que quand les gens disent la vraie vie, ils expriment leur sentiment profond qu’il existe une différence entre envoyer « lol » sans esquisser un sourire et se taper un fou rire ensemble dans une même pièce entre deux amis ? Un peu couillon comme combat. On te dit pas que les relations qui passent par ton modem ne font pas partie de la vie ou n’ont aucune valeur, on te dit juste que c’est pas la vraie vie. Oui, c’est subjectif, la vraie vie. Le mieux serait donc de saisir l’occasion pour que chacun tente de définir, même grossièrement, ce qu’il entend par vraie vie. Ce serait fort enrichissant, et on y découvrirait sans doute des contradictions intimes fascinantes, plutôt que de se perdre en débats stériles sur des mots creux.

Expo de rue du Fandax Collective

De mon point de vue, ce qui passe par des câbles pour se retrouver affiché par des leds ne forme qu’une représentation, de plus en plus fidèle certes, mais une représentation et c’est tout, de quelque chose qui existe réellement en dehors de ces câbles. Parfois, on préfère passer plus de temps dans la représentation de ce monde, plus facile à distordre et à conformer à nos envies, pour souffrir moins, craindre moins, et remplir l’espace vacant par davantage de ce qu’on aime.

Et puis, de la même manière que je ne me voile pas la face quant aux conséquences, pour moi-même et mon entourage, de ma consommation d’alcool ou de cannabis, par exemple, je ne me la voile pas non plus concernant le temps que je passe devant un écran. Et pour ne pas me mentir, je dois analyser, et me rendre compte, des différences qu’il y a entre moi dehors qui gigote, et moi dedans, assis dans un fauteuil, qui regarde quelque chose qui gigote. Délaisser les gens qui nous entourent, s’enfermer dans ses propres délires et renforcer ses croyances, fuir la contradiction et les réalités désagréables, ne pas se rendre vraiment compte de l’appauvrissement de la diversité des sensations que peut enregistrer notre corps du seul fait d’un déplacement depuis un environnement vers un autre (les parfums, les sons, la température, la force du vent, les lumières et couleurs, l’équilibre, les tensions musculaires, les changements de rythme cardiaque etc.), tout ça peut faire partie du package qui vient avec le fait de passer trop de temps enfermé devant un écran. Pas à tout les coups, pas pour tout le monde, et à des degrés différents selon qui, quand et où. Mais ça peut, très clairement. Moi, pour supporter tout ça, je fume, car il me faut le supporter des fois, puisque je souffre également de l’exposition trop soutenue à une vraie vie quand je n’ai pas l’occasion de m’y soustraire du tout. Alors croyez-moi, je ne juge pas. Mais je ferme pas non plus les yeux sur les effets d’un tel comportement.

Je dis donc IRL, dans la vraie vie, par opposition à sa représentation qu’on peut plus ou moins ajuster à notre convenance, certes, mais dans sa version 0% de matière grasse. La vraie vie comme un mur de béton dont on sent chaque picot du crépis quand on s’écrase la gueule dessus, mais au moins on sent quelque chose.

Expo de rue du Fandax Collective

Alors voilà. Des fois, lassé des habitudes et des gestes étriqués devant le clavier, et des pétards que je fume pour supporter la solitude et l’appauvrissement de toutes les sensations induites par cet enfermement « choisi », je veux vivre la vraie vie. Celle ou quand mon pote rigole, j’entends sa voix à lui, pas celle d’un autre, je vois ses dents à lui, un peu pourries mais pas pourries pareil que les miennes. Et cette autre amie, je veux voir ses sourcils se froncer comme elle les fronce, elle et pas une autre, quand elle trouve que j’ai dit une connerie, je veux voir ses blessures aux mains et que ça me rappelle qu’elle vit un quotidien difficile sans me le dire. Et lui, voir qu’il a des cernes aujourd’hui, mais c’est bizarre aussi, ce petit sourire en coin, il a dû se passer un truc cool qu’il dit pas ces derniers temps, peut-être qu’il dort pas parce qu’il passe ses nuits à faire des trucs sympa… bref je veux que tout ça, du monde et des autres, entre en moi et me provoque ces émotions plus ou moins gérables, ces joies et ces craintes profondes, sur lesquelles je manque de contrôle, et que je ne connais plus quand je lis simplement « ah ah » dans la même police d’écriture pour tout le monde, quand je dois imaginer les voix de mes amis dans les limites de ma mémoire, des voix qui ne sont pas réellement les leurs, simplement une reconstitution qu’en fabrique mon cerveau, ma propre voix qui imite la leur en réalité. Pfou, on est bien tout seul, hein, devant un écran. Il n’y a plus que le contenu du message qui est préservé. Tout le reste de l’autre est perdu, presque tout est généré par soi-même.

Expo de rue du Fandax Collective

Seulement quand tout s’enchaîne tellement dans la vraie vie, travail, tâches ménagères, visites médicales, réunions familiales, sorties en ville ou dans la nature, activités de loisir, secours aux amis en difficultés, slaloms entre les pièges tendus de quelques malveillants … quand tout s’enchaîne tellement, donc, qu’on n’a plus le temps d’apprécier ce qu’on fait, ni de lever la tête du guidon pour voir où on va, et qu’on finit par oublier dans quel but on fait tout ça (c’est-à-dire se donner une chance d’apprécier : ballades tranquilles un brin de fenouil au coin des lèvres, petits verres entre amis à l’ombre du parasol d’une terrasse calme, rires, bruits du vent dans les branches, copain qui joue trois accords, soleil qui se reflète sur les rides de l’eau en fin de journée, caresses et baisers…), quand on en oublie ça, je ne trouve pas que cela soit tellement vivre non plus. C’est être dans un TGV qui vous laisse à peine apercevoir comme le monde semble joli à l’extérieur, quoique rendu flou par la vitesse à laquelle on traverse le paysage, sans jamais avoir le temps de se poser le cul dans l’herbe pour apprécier le beau temps.

Expo de rue du Fandax Collective

Bref, je crois que la morale de tout ça, c’est qu’entre taupe défoncée vivant en ermite et grand arpenteur hyperactif des rues et de âmes, ce que je préfère, c’est les périodes de transition pendant lesquelles je me rappelle encore de ce dont je ne veux plus et de ce dont je suis à la recherche. Un truc à fuir, un objectif à atteindre. Dès qu’un mode où l’autre devient une habitude, dès que je m’y attarde trop longtemps, je commence à en souffrir d’une manière ou d’une autre. Et je sais pas faire les deux en même temps.

Eh ben dites donc. Je pensais pas que cet article serait aussi long, chiant et confus. Vous avez bien mérité une pause. À la prochaine.

Expo de rue du Fandax Collective

#377 – Lettre extrêmement ouverte, et même trop peut-être

Très cher toi,

(Je dis toi car je ne sais pas qui tu es, désolé de ne pas t’écrire un message personnalisé pour te donner l’impression que nous sommes proches. Je te rappelle que pour que tes données, habitudes en ligne et autres éléments de ta vie privée ne fuitent pas chez des entreprises qui s’en serviraient pour les revendre à d’autres entreprises qui elles-mêmes les revendraient à d’autres entreprises et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un fabriquant de merdouilles inutiles autant que nocives à l’écosystème de notre planète se rende compte que tu es le pigeon parfait pour sa marchandise dont personne d’autre ne voulait, je ne dispose d’aucun outil de mesures statistiques sur ce blog. Je ne sais donc pas si tu viens de France, de Belgique ou du Togo, je ne sais pas quels articles tu as lu, ni quelles pages tu as consulté, je ne sais pas si tu es venu depuis lesblogsdantan.fr ou si DuckDuckGo t’as mené à moi. Je ne sais pas qui tu es, donc. A part Feldo, évidemment, qui lit tous les articles de peur qu’un jour je l’interroge et lui dise qu’il n’est pas un bon ami s’il ne connaît pas sur le bout des doigts l’intégralité de mes œuvres, mais je le tutoie également donc tout va bien. J’aurais pu, à la rigueur, écrire très cher toi ET Feldo, mais enfin bon.)

Très cher toi, donc,

Si tu me connais un peu par ce blog, tu sais que lorsque mes articles commencent par de grandes digressions absurdes, il y a peu de chances que les paragraphes qui suivent rattrapent l’affaire d’une quelconque manière. Mais puisque ce genre d’articles constitue 90% de ce site, j’imagine que c’est ce que tu cherches en venant ici. En y réfléchissant bien, je m’en veux presque d’avoir écrit ici et là quelques articles un tant soit peu intéressants ou utiles, car ce faisant j’ai gâché l’unité de ce qui aurait pu être une grande œuvre d’art contemporain. Je suis passé à deux doigts de proposer quelque chose en ne proposant strictement rien. C’est rageant. Je fais un bien piètre artiste.

Enfin, venons en à ce à quoi je voulais en venir. C’est à dire rien mais ne t’en fais pas, je vais finir par trouver quelque chose. Laisse-moi poster une image pour gagner du temps.

Célèbre sticker de Rylsee, vu je sais plus où dans Bruxelles

Tiens voilà !

Gwlad, que tu ne connais pas si tu n’étais pas encore là durant la période montpelliérienne du site (elle photographie des animaux morts mais tu verras elle est sympa je te la présenterai un jour), m’a appris qu’aujourd’hui, à 14h41 sortait un nouveau single de Stupeflip. Je suis curieux de voir ce que le vieux Ju va nous tirer de sa cagoule cette fois-ci. Le fait que la diffusion soit planifiée à 14h41 le 13 mai, et non pas le 14, ou non le 13 mais à 13h31, me provoque déjà un léger vertige. Je n’ai pas encore écouté ce titre, puisqu’il n’est que midi, mais j’anticipe déjà l’album, en espérant qu’il y en ait un, car pour moi Stupeflip est une affaire d’albums, pas vraiment de singles.

J’espère, comme à l’écoute des trois premiers albums, être dérouté et ne pas tout apprécier tout de suite, pour me laisser avoir avec le temps. Le dernier en date, et quatrième album, était sympa sans plus. Sympa sans plus veut dire que je ne l’ai écouté qu’une à cinq fois par jour les premiers mois puis simplement une dizaine de fois par mois l’année qui a suivi, et enfin une chanson en particulier de temps en temps, les jours de nostalgie.

Là, tu vois, j’avais commencé à tartiner sur mon rapport à Stupeflip, mais je viens de tout effacer. J’espère que tu ne m’en veux pas. Ayant découvert ce « groupe » à mes 15 ans et l’écoutant toujours 20 ans plus tard, il me paraît clair que je devrais y consacrer un article à part entière, voire une série d’articles. Trop de souvenirs. Le Stup a accompagné les années les plus marrantes et les plus dures de ma vie d’ado et de jeune adulte.

En attendant que je n’écrive donc pas cette fantastique série d’articles, car je ne fais quasiment jamais ce que j’annonce, je te souhaite, très cher toi, une bien agréable journée, et je m’excuse platement de t’avoir apostrophé de la sorte sans raison valable.

Bisettes

#376 – Le soleil tape pas fort sur la terrasse du Roi des Belges

Ai-je passé la nuit dans la chambre d’amis royale pour le savoir ? Nenni. Le Roi des Belges est un café aux abords des Halles Saint-Géry. Très jolies, les halles. Briques rouges, taille modeste. Mignonne petite bâtisse quoi. Je n’en connais pas l’histoire. Vous ferez vos recherches. Sans doute érigées en 1881, puisque c’est le nombre inscrit en fer forgé au fronton de l’édifice, juste au dessus de l’horloge qui indique qu’il est 9h20 alors qu’il est 9h50. Je vois d’ici que la trotteuse, en rouge dans le cadran, tourne comme elle est supposée tourner. Pour une fois qu’une de ces vieilleries fonctionne, c’est quand même pas de chance qu’elle soit trente minutes à la bourre. Enfin, je saurais pas qui contacter pour le faire remarquer, et si ça se trouve il s’agit d’une vieille tradition bruxelloise qui permet à tout un chacun d’avoir une bonne excuse pour être en retard au travail chaque matin.

Vous savez quoi, puisque pour une fois je pianote ces quelques phrases sur le lieu même que je décris, je me dis que je pourrais tout simplement vous les prendre en photo, ces halles. Oui mais vous vous rendriez alors compte que je décris très mal. J’aimerais tellement savoir décrire les choses. Parce qu’autant je suis nul en métaphores et je m’en fous, autant en descriptions… Il me faut y travailler. Travaillons-y.

Les halles, c’est fait. La terrasse… eh ben c’est une terrasse quoi. On va pas en faire toute une histoire. Allez-y voir par vous-même. Le café est un peu cher pour la qualité, mais ça ouvre dès 9h et, en mai du moins, c’est plein soleil. Ah ! Voilà. Le soleil ! Décrivons le soleil, oui. Pas facile ça. Si on le regarde bien bien pendant plusieurs minutes pour en saisir parfaitement les détails, on a intérêt à connaître par cœur l’emplacement des touches sur le clavier pour la deuxième partie du travail.

Le soleil est plutôt jaune et brillant. Oui, bon, attendez, je me chauffe. Le soleil… n’a pas les contours trop déterminés. Ou alors j’ai trop mal aux yeux pour bien voir les bords. On sent qu’il fait ce qu’il peut pour faire monter la température, mais l’humidité du matin n’est pas encore dissipée complètement et voile ses rayons. Pas de bol. Pour une boule de gaz située loin loin dans l’espace, je trouve qu’il n’est pas très haut dans le ciel, moi. Tout ça est un peu décevant à y regarder de plus près, et je préfère m’arrêter là. Je sais qu’il y a des symboles auxquels les gens ne veulent pas qu’on touche et, le soleil, pour avoir été vénéré par tant de civilisations, doit sans doute en être. Ne lançons pas de polémique inutile.

Écoutez, je crois que pour aujourd’hui, j’ai fait le maximum. Mon patron vient de me prévenir à l’instant qu’il me faudrait venir en avance au travail car il manque de personnel. Il devrait me prévenir les jours où je peux venir à l’heure convenue dans mon emploi du temps, ce serait plus simple.

Bises à vous.

#361 – Belnouna

Les larmes coulent sur les joues de Cyril Hanouna, et moi je n’ai jamais vu un film de Belmondo. Ni une émission d’Hanouna. Enfin, j’ai vu passer quelques images des deux, mais disons que je n’en ai jamais rien regardé dans son entièreté et de mon plein gré.

Combien de classiques de la grande famille des images qui bougent n’ai-je pas vus ? Beaucoup. En images qui bougent, je manque de culture. Faut dire ce qui est, c’est pour moi souvent franchement ennuyeux. Des images qui bougent pour m’abrutir ça marche bien, des images qui bougent pour passer un un bon moment c’est déjà plus rare.

Oui, le cinéma, la télé, les séries, c’est beaucoup de femmes et d’hommes qui bossent sur des projets collectifs, mettent toutes leurs forces, tout leur savoir faire, à réaliser une grande œuvre. Croyez pas que ça me laisse froid, je suis admiratif. J’aimerais moi-même écrire, ou monter, quelque projet vidéo. Mais voilà, dans les faits, en tant que public, le résultat n’est tout simplement pas souvent à la hauteur de mes espérances. C’est que je me fais des films sur les films, voyez. Or ce ne sont jamais que des films.

Heureusement, je ne souffre pas de ce problème avec la musique, car à la fin un album reste un album. Ce pourrait-être la même chose. Mais je ne sais pas, je n’ai pas la sensation de perdre autant de temps en écoutant de la musique bof qu’en regardant un film mouais. Je ne m’agace pas autant des éléments que je peux y trouver et qui ne sont pas de mon goût. Pourtant les lieux communs, les genres trop bornés, le manque d’originalité, la visée purement commerciale d’une œuvre, peuvent se retrouver en audio comme en vidéo nous sommes bien d’accord. C’est peut-être parce qu’avec la musique, on n’est pas forcé de rester immobile pendant une à deux heures.

Où je veux en venir avec tout ça ? Nulle part, vous voyez bien que je tente désespérément de trouver quelque chose à dire et que je n’y arrive pas. Z’êtes déçu·es ? Je comprends. C’est sans doute pour ça que vous ne lisez plus les blogs.

#358 – Tard le matin

Oh la la, vous êtes déjà là. Désolé je me suis levé tard, vous ai pas entendu arriver. Asseyez-vous. Voulez du jus d’orange ? L’ami Feldo dirait que c’est juste du sucre liquide mais il a la tête tournée, c’est le moment. Des biscottes ? Du plantafin, c’est bon c’est fin ça se mange sans faim ? Et avec ça ? Miel ou confiture ? Non, vraiment, mettez-vous à l’aise. Quoi ? Il est midi ? Oh, on se calme. Dites-vous que c’est un brunch. Ou un leakfast. Et passez-moi le journal tant que vous y êtes. Servez-vous du café en attendant que je trouve quelque chose à recopier sur le blog. Alors, ça non… Ça non. Ça… Mais vous préférez peut-être le jus d’ananas ? Je me souviendrai toujours de mon séjour en Martinique, où les amis de mes parents nous avaient invités et logés. Les jus et les confitures maison, à base de fruits dont je ne mangeais jamais sur le continent… Hein ? Que je me paye des voyages en Martinique ? Pardon, j’avais huit ans. Et si c’est pour faire des remarques comme ça, sortez de mon salon. J’ai traversé une seule fois l’atlantique de ma vie, commencez pas à me traiter de bourgeois. Bon, il faut sucer qui ici pour avoir de la petite friture ? J’aime bien la petite friture au déjeuner. Si vous dites petit déjeuner tant pis pour vous, ce sera long mais ça se soigne. Ou j’en étais ? La Martinique, oui. Je ne sais pas, les petits déjeuners étaient originaux. Bon, ce journal me fait tourner la tête. Les nouvelles sont dégueulasses et puis vous me fatiguez, le matin j’aime être tranquille. Me coupe l’appétit tout ça. Tant pis pour le déjeuner, j’ai changé d’avis. Foutez le camp et laissez-moi de la monnaie pour ce que vous avez déjà consommé.

Non mais.

#353 – Atterrissage en cours

Comme je vous le disais hier, avec l’été qui fout le camp, mon blog a étendu ses ailes et migré sur un nouveau serveur. C’est mon hébergeur qui en a décidé ainsi. Pour vous ça ne change rien. J’ai même l’impression que le blog charge beaucoup plus vite maintenant. Ce n’est peut-être qu’une impression. Vous me direz.

Quoi d’autre ? Rien. Il fait fort moche. Je passe mes journées, quand je ne suis pas au travail, à coder dans le vent. Rien ne marche. Je tourne en rond. Je crois que je vais laisser ça de côté un moment. Savoir s’avouer vaincu, tout ça tout ça.

Il faudrait que je trouve quoi faire mardi et mercredi. Je vous parlais des deux jours de congés consécutifs que je n’avais pas eu depuis des mois, et bien ça y est. Mardi et mercredi. Je n’ose pas vraiment y croire. On va encore m’appeler pour remplacer quelqu’un l’un des deux jours, c’est sûr. Enfin bon, si jamais j’étais vraiment libre ces deux jours-là, j’aimerais faire autre chose que de rester chez moi à coder dans le noir. Commence à me lasser.

#352 – Laissez-moi chômer

Aujourd’hui, c’est un de mes jours de repos. Je ne suis donc allé travailler que de 12h à 14h30. Vous me direz, c’est quand même pas mal pour un jour de repos. Oui. Le travail en supermarché, c’est comme ça. Et quand vous habitez à une minute à pieds de votre lieu de travail, c’est encore plus comme ça. Depuis quand n’ai-je pas eu deux jours consécutifs de repos ? Je crois que c’était il y a trois ou quatre mois. Dans un mois cela fera un an que je n’ai pas eu de vacances. Et sur cette année je peux compter sur mes dix doigts le nombre de fois où j’ai eu deux jours de repos consécutifs.

Vous sentez que j’essaie de vous faire comprendre quelque chose hein ? Allez, ne passons pas par quatre chemins. Je suis fatigué. Je ne veux pas rédiger cette note de blog. Je veux fumer dans mon fauteuil en regardant des images qui bougent toutes seules. Voilà.

Ah oui ! Demain mon hébergeur migre je ne sais quoi je ne sais où. Il est donc possible que je sois incapable d’accéder au site et que vous n’y arriviez pas non plus. Si c’est le cas, ça me fera deux jours consécutifs sans avoir à me creuser la tête pour vous sortir des banalités au final. Ce sera toujours ça de pris.

#350 – Le temps et l’argent

C’est un plaisir d’apprendre à programmer dans p5.js. On peut très rapidement faire des choses visuellement intéressantes. Du moins tant qu’on suit un tutoriel. Dès qu’on sort des exemples donnés par contre, on est perdu. En tout cas je le suis. Connais pas JavaScript, tâtonne comme une taupe sortie de sa galerie un jour de grand soleil.

Ça ne m’empêchera pas de continuer, les possibles usages sont trop excitants maintenant que j’en ai eu un aperçu, mais je sais que ça me prendra un temps fou de m’améliorer. Cela dit, c’est la même histoire dans chaque domaine technique ou artistique quand on part de zéro.

Aujourd’hui donc, après être sorti faire un tour en ville pour profiter du beau temps, car je ne suis pas véritablement une taupe j’espère que vous aviez compris qu’il s’agissait là d’une simple comparaison, je me suis dit tiens, je ne travaille pas avant 17h, je vais essayer de programmer quelque chose et de partager le résultat sur le blog avant de partir. Voyez comme je suis naïf.

J’ai passé les cinq heures suivantes à échouer lamentablement dans ma quête de génération d’un réseau de veines pseudo-réaliste, alors qu’il s’agissait simplement de modifier à peine un code déjà présent sur le net. Il me reste désormais moins de dix minutes pour rédiger ma note de blog et je n’ai rien à vous présenter.

Reprenez un sticker.

Vu a Ixelles. Typo intéressante, message d’intérêt général, c’est ce que j’appelle de l’art.

Malheureusement, ma condition financière actuelle m’oblige à choisir à chaque repas. C’est frites OU salade. Ceux qui peuvent se payer les deux n’imaginent sans doute pas le luxe dans lequel ils mènent leur existence. Sur ce, laissez-moi aller me faire exploiter par le grand capital, sans ça ce soir je devrais me contenter d’une simple vinaigrette.

À demain.

#347 – Des faits

  • Paragehyra est un genre de gecko de la famille des Gekkonidae.
  • La 49e édition du Circuit de Wallonie a eu lieu le 21 juin 2015.
  • Les piscines de Salomon ou vasques de Salomon, ou étangs de Salomon sont situées au Sud-Ouest de Bethléem, près du camp de réfugiés de Dehaishe.
  • Le xian de Maqu ou Machu Dzong est un district administratif de la province du Gansu en Chine.
  • Adaure est l’une des neuf paroisses civiles de la municipalité de Falcón dans l’État de Falcón au Venezuela.
  • L’autoroute A5 est une autoroute de Croatie longue de 55,5 kilomètres.
  • Le titre de Meilleure défenseure de la saison WNBA (dénomination officielle : Women’s National Basketball Association’s Defensive Player of the Year Award) est une récompense décernée par la ligue féminine de basket-ball de la Women’s National Basketball Association (WNBA).
  • María Gabriela Martínez Gascón, née le 3 janvier 1983 à Ciudad Bolivia, est une escrimeuse vénézuélienne dont l’arme de compétition est l’épée.
  • Le musée rhénan de Trèves est l’un des principaux musée archéologiques d’Allemagne.
  • Jonas Nay, né le 20 septembre 1990 à Lübeck en Allemagne, est un acteur et musicien qui après plusieurs participations à des séries télévisées allemandes est l’acteur principal dans la série allemande Deutschland 83 et sa suite.

Dix faits. Dix choses que vous ignoriez, dix choses dont je n’ai absolument rien à faire. L’espèce humaine est bien décevante.

#327 – Opinions de la tête

On ne m’a jamais interviewé. Entretenu oui, mais interviewé jamais. Pas une seule fois un journaliste n’est venu, avec son micro ou son petit carnet, me faire parler de moi ou d’autre chose. Je n’y avais jamais pensé jusqu’à aujourd’hui, mas je dois avouer que cela me trouble.

Évidemment, je me doute qu’aucune personne sensée ne tomberait sur ce site sans me connaître d’abord. Je n’ai pas de statistiques, mais j’imagine que nous sommes à une visite tous les trois jours si l’on ne prend pas en compte celles de mon amie. Combien y a t’il de chances que cette personne tous les trois jours, donc, soit journaliste ? Pas beaucoup.

Mais même sans qu’on m’interroge sur l’ensemble pourtant riche et génial de mon œuvre, jamais aucun journaliste n’est venu non plus recueillir mes impressions, mon opinion, sur tel ou tel aspect de la vie, évènement, catastrophe…

Quoi alors, j’ai pas la tête à pouvoir parler des inondations, d’art contemporain, de la rénovation de ma rue, des déclarations du ministre, de la reformation de ce groupe de rap ou de la jeunesse que c’est plus ce que c’était ? Pourtant j’en connais, des amis, des oncles, des parentes éloignées, des copains d’une copine, qui sont passés à la télé, à la radio, à l’occasion d’un reportage ou d’un micro trottoir ! Et pas moi. Injustice.

Serait-ce parce que dès que je vois une caméra en ville, je passe illico dans son angle mort, sur l’autre trottoir ou dans une rue parallèle ? Ou parce que j’évite le regard des tendeuses de micro comme des distributeurs de prospectus ? Je veux bien que ça joue mais enfin…

Cela dit, en y réfléchissant, quand on me demande ce que je fais de ma vie, comme travail ou artistiquement, je me mets à balbutier, je baisse les yeux et je change de sujet très vite. Quand on me demande mon opinion, je réponds que je ne sais rien, ou alors quelque chose de très déprimant qui ne laisse que peu de place à l’espoir et à un quelconque développement.

Non, non, vous avez raison. En vérité, c’est très bien qu’on en m’ait jamais interviewé.